La difficulté du métier
Vous ne vendez pas une robe en ligne, vous vendez un essayage
Votre métier, c’est la sélection : vous choisissez des robes de marques, puis vous les faites retoucher. Votre site vend un catalogue, une expérience d’essayage et un accompagnement : la mariée achète le fait de trouver, chez vous, la robe qui lui va. Et comme la robe se photographie remarquablement bien, tous les sites du métier finissent par se ressembler.
Votre contrainte est un calendrier à rebours d’une date qui ne bouge pas : la commande, le délai fournisseur, la livraison, les retouches, le dernier essayage. Et personne n’achète sans avoir enfilé la robe : le seul acte qui fait avancer la vente, c’est le rendez-vous d’essayage.
Dire dès la première ligne ce que vous êtes, une boutique qui sélectionne et revend, n’est pas seulement une précaution : le marché brouille lui-même la frontière, et le dire sans ambiguïté vous distingue.
Côté mariée, la peur ne porte presque jamais sur la beauté de la robe. Elle ressemble plutôt à ceci :
- « J’ai peur d’avoir l’air déguisée. »
- « Je fais du 46, il n’y aura rien pour moi. »
- « Je vais me faire vendre une robe que je n’aime pas. »
- « Je ne veux pas y aller seule, mais je ne sais pas si je peux venir avec ma mère et mes deux témoins. »
Une galerie sans tailles ni repères ne fait que déplacer ces questions au téléphone. Écrire vos tailles réelles en essayage et le nombre de personnes qui peuvent venir répond déjà à deux d’entre elles, avant même la visite. Et la fourchette de tailles ne coûte qu’une phrase.